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du système minéralogique français










(C'est pour demain...)


Série Générale - Estimations des prochaines séries
en partenariat avec
   


Série
Date estimée d'exécution

EK-FA

22-02-2017

EK-GA

23-02-2017

EK-HA

24-02-2017


Calendrier des estimations:

Jour
Heure estimation
Série estimée

Mardi

21

Février

23:59

EK-ET

Mercredi

22

Février

23:59

EK-FT

Jeudi

23

Février

23:59

EK-GS

Vendredi

24

Février

23:59

EK-HT

Samedi

25

Février

23:59

EK-HW


 

Les voitures présidentielles


 

La IVe République

C'est une sorte de tradition en France, le Président de la République devient l'ambassadeur des marques automobiles françaises qui voient en eux, la possibilité de disposer d'une formidable vitrine. C'est ainsi que la Ve République a permis aux marques françaises de s'exposer fièrement lors des défilés et souvent, avec une plaque d'immatriculation sympathique et personnalisée. La tradition a commencé avant la Ve République avec René Coty et sa Citroën Traction 15/6 Limousine immatriculée 1 FU 75 mais également la 15/6 H Limousine Franay / Charbonneaux immatriculée 1 EN 75 et la la 15/6 Limousine décapotable immatriculée 1 FK 75 (qui deviendra plus tard 1 PR 75 puis 7 PR 75 sous l'ère De Gaulle). Il y a également la Talbot Lago Record T26 4.5L 26CV noire immatriculée 1 H 75 de Vincent Auriol (numéro de série 101501 mise en circulation le 02/08/1950 et toujours propriété de la Présidence de la République en 2012) c'est elle qui ouvre le bal...


Une publicité utilisant la voiture du Président...


La fameuse DS carrossée par Chapron immatriculée 1 PR 75.

La Ve République et le Général De Gaulle

Charles de Gaulle prend la relève et instaure la fameuse série des 500 PR 75. Il s'agit en effet d'immatriculer les véhicules présidentiels avec un numéro compris entre 1 et 500 PR 75. Les 1 EN 75 et 1 FK 75 deviennent respectivement 2 et 1 PR 75 et, subtilité, les numéros sont réutilisables ce qui est unique en France, dès lors qu'un véhicule quitte le parc de l'Elysée. La plus célèbre reste la DS Chapron qui portera le 1 PR 75, ce sera pourtant la seconde à porter ce numéro. Voir plus bas notre zoom sur les PR 75. Le tradition aura continué avec Georges Pompidou avant d'être abandonnée à l'époque de Valérie Giscard D'Estaing, ce dernier préférant le numéro 691...




La Renault Frégate du général De Gaulle. Très peu utilisée, elle servira plutôt à ses gardes du corps...

Le Général De Gaulle n'était pas, à proprement parler un adepte des immatriculations personnalisées mais plutôt un adepte de la marque Citroën et particulièrement de la DS qui l'aida bien lors de l'attentat du Petit Clamart le 22 août 1962 (celle-ci, une DS19 était immatriculée 5249 HU 75).


La DS du Général de Gaulle après l'attentat du Petit Clamart

Le Général de Gaulle en DS


...et en Citroën 15/6 Limousine 1 FK75 (devenue 1 PR 75 puis 7 PR 75)

Les SM Opéra de l'ère Pompidou

Son successeur, Georges Pompidou quant à lui, était un grand adepte de belles voitures. Il possède une Porsche 356 immatriculée au nom de son épouse sous le numéro 3474 NA 75.


G.Pompidou au volant d'une R16 immatriculée 8395 BF 92 pour l'inauguration de l'autoroute A6 le 29/10/1970. Le véhicule est prété par Renault. (C) INA


G.Pompidou au volant d'une 404 dans sa région d'Auvergne. (C) La Montagne

C'est sous son mandat que l'on voit naître les deux Citroën SM Opéra 4p décapotables 2 et 3 PR 75 commandées en 1971 et livrées en 1972 qui font toujours partie du parc de l'Elysée mais qui n'ont plus été utilisées depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy en 2007.

Zoom sur la série des PR 75


(C) La montagne


Les 1 et 2 PR 75 de première génération... (Le 1 PR 75 devient ensuite 7 PR 75). Le 1 PR 75 est d'abord attribué à une Citroën 15/6 H Limousine découvrable carrossée par Chapron. C'est un modèle unique qui apparaît le 3 octobre 1956 sous la présidence de René Coty et qui porte à l'origine le numéro 1 FK 75.

Le 13 février 1969 pour la visite de Bossaka, le 1 PR 75 est désormais porté par une Citroën DS 21 Limousine Présidentielle commandée pour marquer la “grandeur de la France et de son non moins grand Président”. Longue de 6,53m et de couleur grise alizé foncé pour la caisse et gris argenté clair pour le pavillon, elle avait pour contrainte d'être plus longue qu’une voiture américaine. La sellerie était en cuir fauve et une vitre fixe galbée séparait le Général De Gaulle de son chauffeur ce qui ne fut pas au goût du Général et qui expliqua sans doute le fait que cette auto ne fut que très peu utilisée. La 15/6 H découvrable qui portait jadis le 1 PR 75 devient donc 7 PR 75 pour laisser la place à cette DS.

 

Le 2 PR 75 est tout d'abord porté par une Citroën 15/6 H Limousine carrossée par Marius Franay et dessinée par Philippe Charbonneaux. Ce modèle unique sera livré le 10 novembre 1955 sous le numéro 1 EN 75 sous la présidence de René Coty. Elle ne reste qu'un véhicule d'apparat car, montée sur un cadre en bois, cette auto trop lourde pour ses freins et trains roulants, ne supporte pas de rouler très longtemps, René Coty en fera les frais en tentant de se déplacer en Isère à son bord et faisant terriblement souffrir cette auto...A l’intérieur, la sellerie est en cuir havane et une vitre escamotable verticalement sépare le chauffeur des passagers. La partie basse de cette séparation est habillée d’une frise en ronce de noyer cache une cave à liqueur, une installation radiophonique et un équipement dictaphone avec micro. Elle restera 17 ans à l’Elysée. C'est le Général De Gaulle qui demandera à ce qu'elle porte ensuite le 2 PR 75 et qui inaugurera ainsi cette fameuse série des 100 premiers PR réservés à la Présidence. Force est de constater que si 2 et 3 PR 75 sont toujours à la Présidence aujourd'hui, la tradition voulue par le Général n'aura pas continué avec ses successeurs...

Commandées en 1971 et livrées en 1972, les 2 Citroën SM Opéra arborent désormais les 2 et 3 PR 75. Longues de 5,60m, elles disposaient d'un système de refroidissement majoré et d'une boite de vitesse permettant de rouler au pas ainsi que d'un strapontin entre les deux sièges avant placé de le sens inverse de la marche et une barre de maintien. Elles auront été utilisées jusqu'en 1995 avec l'arrivée de Jacques Chirac et font toujours partie du parc de l'Elysée.

Le 3 PR 75 première génération. Avant d'être porté par une des SM Opéra, le 3 PR 75 a été porté par une des Citroën DS du Général de Gaulle qui porte en réalité le 2653 MV 75 (le 3 PR 75 est un numéro d'apparat). Les cas des 1, 2 et 3 PR 75 sont des cas uniques en France, c'est la seule fois où un numéro a été plusieurs fois porté par différents véhicules.

Les 4 PR 75 et 5 PR 75 sont portés par deux Simca Chambord Presidence V8 4p décapotable noire utilisées par le Général de Gaulle

Le 6 PR 75 est porté par une Rambler, la marque américaine de Renault dans les années 60. Ce véhicule est carrossé par Chapron.

Le 7 PR 75 n'est autre que le tout premier 1 PR 75 qui a cédé sa place...

 

L'ère Giscard et la fin des petits numéros

En 1974, son successeur Valéry Giscard D'Estaing préfère les Peugeot 604 et aura toujours la superstition de les immatriculer avec le numéro 691 en rapport avec un accident grave qu'il avait eu à bord d'une voiture immatriculée 691 et dont il a réchappé. Il immatriculera au nom de la Présidence de la République une Citroën DS23 sous le numéro 691 APR 75. Celle-ci n'est pas blindée. A noter que la série APR 75, comme la série PR 75, a été réservée aux véhicules de l'Elysée mais, la plupart des véhicules immatriculés dans cette série n'ont pas servi pour des défilés ce qui explique la confidentialité de cette série.


La 604 personnelle de VGE. (C) La Montagne

A la même époque, son premier ministre, Pierre Messmer possèdera une Citroën DS datant du 05-04-1974, type DSSIEFG, n°2FG3050, 13 CV immatriculée 11 AAA 75 qui, pour rompre la légende, n'est pas la toute première auto à trois lettres de Paris et de France car à cette époque, la numérotation débute encore à 1. C'est donc une Matra Simca Bagherra qui portera le fameux 1 AAA 75 et, ironie du sort, la numérotation commencera à 11 à partir du 22 octobre 1976 à la demande de Michel Poniatowski, ministre de la Santé publique et de la Sécurité Sociale dans le gouvernement de Pierre Messmer et devenu ministre de l'intérieur sous l'ère Giscard, qui tapera du point sur la table quant aux pratiques de réservations des numéros constatant que les numéros de 1 à 10 sont sujets à réservation et traitement de faveur de la part des forces de l'ordre. Le 22 octobre 1976, ces numéros disparaissent et la numérotation débute désormais à 11. C'est un paradoxe lorsqu'on sait que le Président et le premier ministre eux-mêmes avaient eu recours aux réservations...

François Mitterrand et les Renault

François Mitterrand utilisera la 604 GTi de son prédécesseur mais sera plus fidèle aux Renault en ayant tout d'abord une R30 marron avec laquelle il fait toutes ses campagnes à partir de 1978, puis une R25 Baccara dont il restera fidèle longtemps au point que les socialistes se feront appeler "le gang des R25" et finalement quelques Safrane. Renault lui rend bien en le rendant plus ou moins ambassadeur de la marque et lui offrant le privilège d'essayer ses nouveaux modèles.


François Mitterrand essaie la Supercinq le 24/09/84. (C) INA


Il rempile avec la Twingo le 01/03/93. (C) INA


Et termine avec la Laguna le 22/12/93. (C) INA

A titre personnel, il possède une CX Prestige et une Méhari verte que le Parti Socialiste tente de faire remplacer en lui offrant une Twingo verte.


La Renault Rodeo verte immatriculée 6600 MJ 40 de F.Mitterrand. (C) INA
En 2012, elle était toujours sous un hangar à Latche (40), se dégradant chaque jour un peu plus...

Ses plaques officielles n'ont aucune particularité et c'est du côté de son épouse Danielle Miterrand qu'il faut chercher puisqu'elle avait fait immatriculer son auto 11 LFM 75, 11 étant le plus petit numéro attribué, L la série en cours à Paris à cette époque et FM pour... François Mitterrand bien entendu !


Passation de pouvoir entre F.Mitterrand et J.Chirac, fidèle à Renault, c'est pourtant en XM immatriculée 4825 ZX 92 qu'il quitte son poste. La voiture n'a que 36 kilomètres au compteur...
L'image servira de publicité pour Citroën sous le slogan "Au moment des grands départs, il est bon de savoir que l'on peut compter sur sa voiture". (C) Citroën Communication

Une annonce sur Le Bon Coin en 2012

Prix : 1 000 €
Ville : Bordères-sur-l'Echez
Code postal : 65320
Année-modèle : 1989
Kilométrage : 100 000 KM
Carburant : Essence
Boîte de vitesse : Manuelle
Description :
vend renault 25 V6 Présidentielle
Ex véhicule de la flotte de François Mitterand
Je possède la photocopie de la carte grise originale
au propriétaire est marqué "PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE"
J'ai déjà vu des reportages a la télé sur Mitterand avec mon véhicule.
L'état du véhicule:état de marche,a restaurer..
Bien évidemment c'est une toutes options!


La carte grise temporaire en WWU 92...



 

 

Jacques Chirac corrézien jusqu'au bout et champion de la réservation !

L'époque Miterrand révolu, c'est un grand spécialiste des numéros particuliers qui lui a succèdé. Le 7 mai 1995, jour de sa victoire aux élections présidentielles, Jacques Chirac entamera une traversée mémorable de Paris à bord d'une Citroën CX Pallas immatriculée 19 FLX 75, le numéro 19 étant son numéro fétiche (il s'agit de la référence à son département fétiche où il a longtemps été député : la Corrèze).


(c) INA
La CX Pallas de Jacques Chirac le jour de sa victoire aux élections de 1995.

La fameuse CX au musée Jacques Chirac de Sarran (19)

Cette même journée, il avait utilisé une Renault 25 2.5i 205ch V6 12V Turbo type B29G05 immatriculée 19 LBY 75 pour se rendre aux urnes. Mais cela ne s'arrête pas là, le 10 mai 1988 lors de la passation de pouvoir avec Michel Rocard il circule dans une R25 immatriculée 19 FNZ 75.


(c) INA


(c) MAXPPP


Une autre version de la 19 LJZ 75. Notez la différence de calandre. A la base il s'agit d'une Safrane 3.0i 165ch V6 12V type B54405 de 1995 mais ici sa calandre est celle d'une Safrane phase 2 sortie en 1996... Aurait-elle subit un choc entre les deux photos ?

Le 14 juillet 1999 il utilise une Safrane immatriculée 19 LJZ 75 (numéro du 05/09/1995, numéro de série VF1B5440513470939) et le 14 juillet 2005, il fait sensation à bord d'une Citroën C6 immatriculée 19 QGS 75, la première C6 officiellement en circulation (numéro du 12/07/2005 alors que la C6 a été commercialisée en mars 2006 - numéro de série VF7TDUHZJ78000160)... Son dernier coup de maître avant de terminer son mandat aura été la réservation du numéro 19 RAA 75 pour sa dernière C6 (au nom de la Présidence de la République c'est à dire au nom de l'Elysée - numéro de série VF7TDUHZJ78000234). Un numéro attribué le 8 septembre 2006 alors que la série RAA a débuté le 30 juillet... 2007 soit 10 mois et demi plus tard !! Une sacrée réservation, presque un record même !


En 1995, à bord de la SM Opéra présidentielle carrossée par Chapron.

14 juillet 2005, Jacques Chirac se rend à l'Elysée en Citroën C6 immatriculée 19 QGS 75.

 

Zoom sur la XM Palace

Présentée au Salon de Genève en 1992, la XM Palace est un projet du carrossier Heuliez pour tenter de séduire les grands patrons et les Chefs d'Etats au même titre que les Peugeot 604 Limousine et Renault 25 Limousine. Heuliez assemblant déjà la déclinaison break de la XM, il propose ce modèle de 5,03 m et dont l'empattement a été allongé de 13 cm pour le confort des occupants et le porte-à-faux arrière est augmenté de 20 cm.
La sauce ne prend malheureusement pas et, ce véhicule restera unique. disposant à l'origine d'une calandre spécifique, il sera remis en conformité avec la gamme XM c'est à dire avec la calandre des versions phase 2 et peint en bleu metallisé pour ne servir qu'une fois, lors de la visite du Président Chirac sur la ligne véhicule 100% électrique d'Heuliez le 15 janvier 1996. Pour l'occasion, il arbore le fameux 1 PR 75 mais, pour autant, n'a jamais eu de carte grise. Le véhicule porte le numéro de châssis HZ1992-1. Il est doté de jantes en alliage d'aluminium, de porte-fanions sur les ailes avant, d'un intérieur en cuir noir avec inserts en boiserie, d'un anti-démarrage codé, d'un autoradio à code et est animé par un moteur V6 turbo à injection couplé à une boite de vitesses à cinq rapports.

 

 


Inauguration du tramway de Bordeaux le 21 décembre 2003 en Peugeot 607 2.2 HDi 133ch 16V FAP type MPE5502LB947 immatriculée 1772 RH 33. (c) MAXPPP



La Peugeot 205 personnelle de Mme Bernadette Chirac. Une auto datant de 1983 et une des toutes premières 205... (c) Agnes Gaudin - La Montagne -MAXPPP

Lors de la passation de pouvoir avec Nicolas Sarkozy, il quittera l'Elysée en C6 2.7 HDi 205ch V6 24V FAP type MCT7802U5993 de 2007 immatriculée 322 DZK 78. Comme pour la XM de Jacques Chirac, l'auto est immatriculée non pas à Paris (75) mais dans les Yvelines (78), la XM et la C6 n'appartenant sans doute pas à l'Elysée mais plutôt à Citroën qui a son sièges dans ce département et qui a du prêter les voitures pour l'occasion.

Nicolas Sarkozy, la fin des réservations, la fin du FNI


Investiture de N.Sarkozy en Vel Satis 757 QNN 75. (c) INA

Nicolas Sarkozy marque la fin de toutes ses anecdotes roulant dans une Vel Satis 3.5i 240ch V6 24V type MRE3922R4046 de 2008 bleu Crépuscule immatriculée 151 RHE 75. Rien de particulier, la Vel Satis est juste ultra blindée pour résister aux kalachnikov et, selon Le Figaro "Rallongée de plusieurs centimètres, cette limousine blindée est équipée du dernier cri des systèmes de communication et peut donc se transformer en bureau roulant. Renault a fait appel à des spécialistes de l'aménagement intérieur des jets privés afin d'améliorer la finition".


L'anecdote vient surtout des deux célèbres C6 connues sous l'ère Chirac sous les numéros 19 QGS 75 et 19 RAA 75 qui, le 11 mai 2007 sont réimmatriculées au même nom, puisqu'appartenant toujours à la Présidence de la République mais sous les numéros 665 QXZ 75 pour la 19 QGS 75 et 641 QXZ 75 pour la 19 RAA 75. Pour le coup, c'est la première fois qu'une auto est réimmatriculée, au même nom et dans le même département mais avec un numéro antérieur (le précédent étant une sacré réservation). Sans doute que Mr Sarkozy, n'ayant aucun lien particulier avec la Corrèze et voulant moins se faire remarquer, a préférer donner à ces deux C6 un numéro plus quelconque...


(c) BASSIGNAC GILLES / GAMMA / Eyedea Presse

En 1995, à bord de la SM Opéra présidentielle carrossée par Chapron.

(c) Paulo
14 juillet 2005, Jacques Chirac se rend à l'Elysée en Citroën C6 immatriculée 19 QGS 75.

Autre évènement, le 16 mai 2007, Nicolas Sarkozy pour son investiture, défilera sur les Champs Elysées à bord d'un prototype unique de Peugeot, une 607 Paladine immatriculée 457 QVF 75. Aucune particularité sur le numéro, seule l'auto est particulière. D'ailleurs, elle n'appartient pas à l'Elysée et encore moins au Président mais à Peugeot qui l'a prêté pour l'occasion. Elle n'est pas blindée et trône désormais fièrement au musée Peugeot de Sochaux. Pour la petite histoire, cette 607 immatriculée pour la première fois le 04/01/2007 et qui porte le numéro de série VF39UUHZJ92231200 a muté sous le numéro 824 AJN 54. Les plaques d'immatriculations change durant le mandat de Nicolas Sarkozy, le projet dans les cartons sous la présidence de Jacques Chirac en 2003, devient concret pour les cyclomoteurs le 1 er juillet 2004, pour les véhicules neufs et importations le 15 avril 2009 et pour tout le monde le 13 octobre 2009 qui marque la fin des plaques dites du FNI au profit du système SIV. Le système est ultra verrouillé, personne ne peut réserver de numéro, juste tenter de passer son certificat d'immatriculation au moment opportun. A compter de cette date, aucune voiture de l'etat n'a été signalée avec un numéro particulier...


François Hollande, un Président "Normal", des voitures presques normales

En 2012, c'est au tour de François Hollande de succéder à Nicolas Sarkozy. Le système SIV, ultra verrouillé en matière de réservations, ne lui permettra pas de se démarquer par ses numéros. Lui qui, pourtant avait adopté aussi, le 19, son département favori, et qui aurait d'ailleurs été le propriétaire du 19 NAA 75 ne démarquera donc pas sur ce chapitre. Pour sa campagne électoral, il utilise une Citroën C5 2.0 HDi 163ch 16V Turbo FAP type mine M10CTRVP000B895 gris thorium finition Exclusive immatriculée BS-160-ZW et, le soir de sa victoire, traverse la ville de Tulle en Corrèze pour rejoindre l'aérodrome de Brive en Scenic 1.5 dCi 110ch 8V turbo FAP immatriculé CD-424-DY (numéro du 26/03/2012 et numéro de série VF1JZ3G0447032878 type mine M10RENVP009Z817). S'il devient subitement célèbre, ce Scénic pourrait bien être le votre un jour car c'est un véhicule de location et la carte grise est d'ailleurs au nom de DIAC Location... Arrivé sur Paris, il rejoindra la place de la Bastille pour y fêter sa victoire avec la C5. Pour son investiture le 15 mai 2012, Citroën s'engouffre dans la brêche ouverte sous l'ère Sarkozy avec la 607 Paladine lorsque le Parti Socialiste contacte la marque pour le prêt d'un véhicule. Renault qui a remplacé la Vel Satis par une Latitude fabriquée en Corée ne fait pas le poids et Citroën prête donc deux DS5 Hybrid4 à moteur 2.0 HDi 163 ch 16V couplé à un moteur électrique 37 ch immatriculées CB-752-AD (numéro du 01/02/2012 et numéro de série VF7KFRHC8BS506466) finition So Chic et CB-455-VH (numéro du 22/02/2012 et numéro de série VF7KFRHC8CS503802) finition Sport Chic couleur Galena nacrée pour les deux véhicules et chaussés en jantes 19" pour les deux (les versions de série étant en 18"). Particularité de la CB-752-AD, elles est découvrable ce qui est unique sur la DS5. Celle-ci lui servira pour le défilé et empruntera ensuite la version à toit fermée (la CB-455-VH) pour remonter l'avenue des Champs Elysées, la pluie battante l'y contraignant... Les voitures appartiennent à Peugeot - Citroën France et non à l'Elysée et seront exposées chez Citroën sur les Champs Elysées. Du moins c'est ce qui est prévu car, 6 mois après son investiture, la DS5 est toujours dans la cour de l'Elysée !...


(c) Le Parisien

(c) Citroën

(c) Citroën
En 1995, à bord de la SM Opéra présidentielle carrossée par Chapron.

14 juillet 2005, Jacques Chirac se rend à l'Elysée en Citroën C6 immatriculée 19 QGS 75.
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